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Concernant les articles culturels

3 janvier 2012

Bien le bonjour!

Juste un post pour vous informer que les articles culturels ont été rapatriés sur mon nouveau blog dédié à cet effet: http://cherchemonde.wordpress.com/

Les articles cinéma, littérature, geek, délires et j’en passe continueront bien évidemment ici sur Capharnarïmeur (oui, j’ai un sacré retard à rattraper, c’est un fait!)^^

Bisous à vous tous et bonne année 2012 !

La société courtoise des troubadours (Le cas de Bernard de Ventadour)

5 mai 2011

Enluminure du Codex Manesse, Zurich, vers 1300.

Salutations à tous !

Aujourd’hui, j’aimerai évoquer un thème qui nourrit grandement mon inspiration et qui fut un de mes sujets d’étude durant ma maîtrise. Il s’agit de l’Art d’aimer au Moyen-Age, dit Amour Courtois ou encore fin’amor (de son ancien nom). Et pour illustrer mon propos, je m’appuierai cette fois-ci sur l’exemple d’un célèbre troubadour qui a marqué l’Histoire. La fin’amor va se développer tout au long des XIIe et XIIIe siècles. Pendant la longue reconquête du pouvoir par les Capétiens, les seigneurs vont régner sur leur fief. Souvent considérée par l’Eglise comme inférieure et gouvernée par le sexe, la femme n’a droit qu’à peu d’égard. Associée à la chair et au péché, elle est la descendante d’Eve, responsable de l’expulsion du Paradis terrestre. Mais le XIIe siècle voit l’essor d’un culte de plus en plus fervent pour la Vierge Marie, favorisant vraisemblablement l’évolution du statut féminin. Les lois sociales accordent toute liberté sexuelle au mari et punissent sévèrement les épouses infidèles. Malgré tout, la femme va peu à peu accroître son influence, géran le fief quand le seigneur est en croisade, exerçant son influence sur la jeunesse peuplant le château. Sévèrement gardées et n’existant pas socialement, les jeunes filles ne constituent pas une cible pour les amants. Ces derniers s’intéressent aux dames d’un rang social plus élevé, les épouses de seigneurs.

La loi du secret est une composante de la fin’amor. Avec un certain penchant pour l’adultère, la société courtoise joue avec le feu et offre une revanche sur les contraintes matrimoniales, permettant une transgression de l’ordre établi. La fin’amor peut être compris comme une relation amoureuse fine, c’est-à-dire subtile et noble, mais aussi comme la fin d’un travail sur soi réalisé par l’amant. Imitant les gestes du dévouement vassalique, il accorde la protection de la dame à son prétendant sous les formes de l’inspiration poétique et de la recherche de la perfection morale. L’amante possédant une position sociale plus élevée que son soupirant, elle est son suzerain, souvent nommée dans les chansons par un pseudonyme masculin dans un souci de discrétion. Ainsi, l’amour courtois demeure toujours un divertissement secret, reposant sur le libre don de soi à l’autre. Cependant, pour le troubadour, avoir entre ses bras la dame de ses rêves se révèle souvent impossible ou hasardeux. L’un d’eux y parvient malgré tout, un certain Bernard de Ventadour.

Il est important de faire la différence entre troubadours et trouvères. Les premiers, parlant la langue d’oc, se sont illustrés dès la fin du XIe siècle dans le midi de la France. Ce n’est que dans la seconde partie du XIIe siècle que l’expression lyrique courtoise gagne le nord de  la france et se répand dans l’Europe entière par intermédiaire des trouvères de langue d’oïl qui instaureront la Chanson de Geste (davantage versée dans la gloire des combats que dans l’hommage à la Dame). Les troubadours occitants des XIIe et XIIIe siècles proposent une poésie dans laquelle ils inventent un amour pur et parfait, la fin’amor. Quatre cent soixante troubadours ont été recensés entre 1120 et 1250. Roi, nobles, membres de l’institution chrétienne, de la bourgeoisie urbaine ou de condition plus modeste, leurs origines sociales diffèrent. Bien ancré dans notre imaginaire, le mot troubadour est souvent utilisé, à tort, hors de son contexte historique, littéraire et social. L’image que l’on se fait aujourd’hui du troubadour correspond mieux à celle du jongleur, artiste itinérant allant de châteaux en châteaux. Au Moyen-Age, le troubadour est celui qui « trouve », qui crée, un poète et non un saltimbanque. Le plus ancien troubadour connu est le grand-père d’Aliénor d’Aquitaine, Guillaume IX de Poitier (1071-1127). Il propose des chansons grivoises qui lui vaudront son excommunication. On retrouve également le poète « écorché-vif » Marcabrun ou l’emblématique Jaufré Rudel. Il y eut aussi quelques femmes que l’on nommait trobairitz parmi lesquelles Azalaïs d’Altier et Almucs de Castelnou. La connaissance que nous avons de la vie de ces artistes s’est faite grâce aux Vidas, petits récits anecdotiques que les jongleurs présentaient avant l’arrivée du poète.

Guillaume IX de Poitiers

Mais revenons-en à un autre troubadour des plus célèbres. Bernard de Ventadour, en ancien occitan Bernat de Ventadorn, est né en 1125 à Ventadour en Corrèze. Sa vie romancée est tirée de vidas, écrites un-demi siècle plus tard par Uc de Saint-Circ. Bien qu’il soit dit fils d’un homme d’arme et d’une boulangère du château, la lecture de la Satire de Peire d’Alvernhe laisse entendre qu’il aurait été le bâtard du grand seigneur Elbes II de Ventadour ou de Guillaume IX d’Aquitaine lui-même. Quoiqu’il en soit, il devint le  disciple du seigneur et vicomte de Ventadour, surnommé Lo Cantador, qui l’initia à l’art de la composition lyrique dite trobar. Fort de cet enseignement, il composa ses premiers chants pour l’épouse du fils d’Elbes II qu’il parvint à connaître charnellement avant d’être chassé de Ventadour. Il suivit alors la Cour d’Aliénor d’Aquitaine jusqu’en Angleterre, puis passa au service de Raymond V de Toulouse avant de finir sa vie à l’abbaye de Dalon. Son œuvre est composée de chansons –cansons– riches et nourries de sentiments personnels. Il est considéré comme l’un des meilleurs troubadours et poètes occitans de son temps.

J’ai une telle joie au coeur,
elle me dénature tout.
Fleur blanche, incarnat ou pâle,
me semble froidure.
Avec vent et pluie m’appelle l’aventure,
et s’élève mon chant,
et s’accroit mon mérite.
J’ai tant d’amour au coeur,
de joie et de douceur, 
que l’hiver m’est fleur,
et la neige, verdure.

-Bernart de Ventadorn-

Entre 1208 et 1249, la Croisade contre les Albigeois va mettre fin à la liberté et à la légèreté que la civilisation occitane s’était acquise, l’Eglise et la féodalité française mettant un terme à l’âge d’or des troubadours.

Bernard de Ventadour

Venezia

25 mars 2011

 

Mon amour… Toi qui m’a enchantée, je jetterai une alliance dans tes eaux pour m’unir à toi, comme l’ont fait jadis tes amants zélés. Toi ma belle, ma condamnée, tu as atteint mon cœur sans vergogne, le condamnant au supplice de t’aimer. Un jour tu disparaîtras mais alors, je l’espère, je serai morte avant de pouvoir retirer la flèche que tu m’aura plantée. Toi ma tendre, ma Sérénissime, jamais je ne t’oublierai.

La conjuration de Faliero, une page dans l’histoire de Venise.

24 mars 2011

Portrait supposé du doge Marino Faliero.

Salute a tutti !

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’une affaire relative à la Venise du XIVème siècle, dont j’ai pris connaissance… à Venise même, lors d’un week end que je ne regretterai pour rien au monde ! Il s’agit du cas du doge Marino Faliero. Quand on est passionné par l’histoire, l’Italie et l’histoire de l’Italie, il semble naturel que l’on passe son temps à observer le chef d’œuvre urbain qu’est la Sérénissime, un grand sourire béat aux lèvres et des étoiles plein les yeux. Et quand, après avoir vu les merveilles du Grand Canal, de la Basilique Saint-Marc, des quartiers ou du pont Rialto, on se retrouve dans le Palais des Doges, au milieu de la salle du Conseil des Dix à écouter un des évènement les plus croustillants du passé de la République, on a de quoi exulter ! (Je ne remercierai jamais assez la guide que l’on avait pour cela!)

Mais je m’emballe ! Pour un bref rappel historique, Venise est devenue une république dès la fin du VIIème siècle avec l’élection du premier doge Paolo Lucio Anafesto en 697. Elle le restera jusqu’en 1797, quand Napoléon Bonaparte et son armée entreront dans la ville, forçant le doge Ludovico Manin à abdiquer. Si le système d’élection des dirigeants connu des remaniements au XIIème siècle, c’est sous le dogat de Lorenzo Tiepolo qu’une nouvelle réforme sera mise en place en 1268 pour subsister jusqu’à la fin de la république. L’élection est complexe, passant par l’entrée en lice du Grand Conseil, des tirages, des suffrages, pour aboutir à un conclave qui délibère sur le nombre de voix et le doge à nommer. Il est important de garder en tête que le doge se doit, avant tout, d’exécuter la volonté du peuple vénitien et qu’il n’aura jamais autant de pouvoir qu’un roi ou un seigneur. Forcément, certains virent plus grand.

Le 11 septembre 1354, Marino Faliero fut élu 55ème doge, suite à la mort de son prédécesseur Andrea Dandolo. Issu d’une ancienne famille originaire du Fano, qui avait déjà donné deux doges à la République, il était réputé pour être un homme orgueilleux et ambitieux. Son tempérament violent fut également révélé le jour où il gifla un évêque s’étant présenté en retard à l’une de ses cérémonie. La période de son dogat fut marquée par une récession économique, conséquence de la guerre menée contre Gênes après 1350. Alors que les deux villes étaient rivales, il négocia secrètement un accord avec le gouvernement génois.

Les ambitions de Faliero atteignirent leur point culminant sept mois après son élection. Si la république de Venise veillait généralement à éviter l’élection de plusieurs doges d’une même famille, c’était pour empêcher une prise de pouvoir arbitraire, fatale aux fondements de son système. Voilà pourtant ce que désirait Faliero. Balayer l’aristocratie dominant la cité et y assoir la suprématie de sa famille. Pour ce faire, il mit au point une conjuration, parvenant à rallier à sa cause de grands bourgeois dont Bertuccio Israello, propriétaire de navires, et Bertrando Bergamoso, riche tanneur. Une insurrection fut fixée à la date du 15 avril 1355. Les hommes de Faliero devaient pénétrer dans le Palais Ducal, assassiner les nobles présents ainsi que les membres des différents Conseils pour finalement supprimer le Grand Conseil et déclarer le doge « Seigneur de Venise ».

Cela aurait pu avoir lieu si l’erreur commise par l’un des conjurés n’avait mit fin à la conspiration. A l’époque, la délation était monnaie courante à Venise. Elle était même autorisée et encouragée par la loi. Les citoyens qui désiraient dénoncer un ennemi de la République, avaient à disposition, dans la cour du Palais des Doges, des bouches à tête de lion sculptées. Ils se présentaient le visage couvert d’un masque blanc, afin de garantir leur anonymat, et repartaient, sitôt leur devoir de citoyen accompli. Peut être sans penser à mal, Bertrando Bergamoso confia à l’un de ses amis, le patricien Nicolo Lion, les projets de Faliero. Lion, bien évidemment, dénonça les conjurés, qui furent mis à la torture et révélèrent l’identité de leur chef, le doge lui-même. Le 16 avril, Israello et Bergamoso furent jugés et exécutés, en compagnie de neuf autres conspirateurs. Le 17 avril, Marino Faliero subi à son tour la juridiction et fut accusé de Haute Trahison pour sa tentative de coup d’État et son accord économique passé avec Gênes. Condamné à mort, il fut décapité dans la cour du Palais Ducal, et son cadavre resta toute une journée exposé. Le soir du 18 avril, il fut déposé dans une gondole et inhumé sans cérémonie dans un caveau d’une chapelle de l’église des saints Giovanni et Paolo, nécropole des doges vénitiens.

"L'exécution de Marino Faliero" par Delacroix, 1827.

Marino Faliero ne sera resté doge que sept mois, mais il aura suffit à marquer l’histoire de la république de Venise. Il est le seul des 76 premiers doges à ne pas figurer dans la salle du Grand Conseil. Son portrait est remplacé par une tenture noire où il est inscrit  Hic est locus Marini Falieri decapitati pro criminibus (Ici se trouve l’emplacement de Marino Falier, décapité pour ses crimes), en guise d’exemple.

Avec une république qui aura duré 1100 ans et aura compté 120 doges, on comprend mieux pourquoi Venise, que l’on désigne aujourd’hui comme un « port touristique » sur les panneaux directionnels, fut appelée jadis La Sérénissime.

La République de Libertalia: entre utopie et réalité

14 janvier 2011

Bien le bonjour !

Aujourd’hui, j’ai décidé de revenir à un sujet relatif à la flibuste, qui alimente la controverse. Il s’agit de « Libertalia », mythe pour certain, réalité historique pour d’autres. Libertalia est le nom d’une communauté pirate qui aurait été fondée au XVIIe siècle sur la côte nord de Madagascar. Durant vingt-cinq ans, elle aurait perduré en développant sa propre éthique. Son histoire est relatée pour la première fois en 1724 dans l’Histoire générale des plus fameux pyrates du capitaine Charles Johnson, probablement Daniel Defoe, auteur de Robinson Crusoé.

Plus qu’une simple colonie, il s’agirait d’une véritable république utopiste ayant pour devise « Pour Dieu et la liberté ». Les écrits de Johnson indiquent qu’elle aurait été fondée sous Louis XIV par deux hommes, Olivier Misson et le dénommé Carracioli. Le premier, ex-officier de la marine française, cultivé et provençal, finit par s’illustrer en tant que pirate redoutable à bord de son navire « La Victoire ». Le second était un prêtre italien débauché et mystificateur. Bien que l’on puisse remettre en doute leur existence commune, celle d’un troisième acteur ayant participé à la création de Libertalia apparaît référencé dans les archives de la Marine britannique. Il s’agit de Thomas Tew, le Pirate de Rhode Island, ancien corsaire anglais dont la vie d’exaction s’est achevée en 1695.

Libertalia est une utopie politique, sociale et philosophique. Son idéologie repose sur le principe de la société idéale. Indépendante et retirée des lois imposées par les monarques, cette république s’affirme comme précurseur du Fouriérisme au XIXe siècle ou des collectivités agraires d’Aragon en 1936. Ainsi Misson disait : « Notre cause est une cause noble, courageuse, juste et limpide : c’est la cause de la liberté. Je vous conseille comme emblème un drapeau blanc portant le mot « Liberté », ou si vous la préférez, cette devise : « Pour Dieu et la liberté ». Ce drapeau sera l’emblème de notre infaillible résolution. Les hommes qui sauront prêter une oreille attentive aux cris de : « Liberté, liberté, liberté » en seront les citoyens d’honneur. »

Cependant, si on admet que Libertalia n’est qu’un mythe, ne serait-elle pas une sorte de métaphore créée par Johnson, alias Defoe, au service d’une thèse égalitaire donnant l’exemple d’une société libertaire?

Je ne suis surement pas en mesure de répondre aujourd’hui à cette interrogation. Mais je vous laisse le soin d’en débattre.

A la r’voyure !

La Ballade du vrai Charlatan: Artaud et l’Eros transfiguré.

1 novembre 2010

Bien le bonjour,

Tout d’abord, je tenais à vous souhaiter un très joyeux Jour de la Charrue, Samain ou encore Halloween, comme ils disent. Et pour le fêter un peu avec vous, je vais vous offrir un cadeau, un poème non mien mais d’un style que beaucoup aimeraient pouvoir imiter. Il s’agit de l’extrait d’une traduction aux allures de réécriture. En 1796, tout juste âgé de 20 ans, Matthew Gregory Lewis publie Le Moine, œuvre subversive qui influencera le roman gothique dans les années à venir. Les thèmes abordés tels que l’inceste, le viol ou la magie noire, attireront sur l’auteur les foudres  de ses contemporains qui interdiront l’ouvrage à la publication.

Près de cent quarante ans plus tard, en 1931, Antonin Artaud, théoricien du théâtre et romancier, se réappropriera le texte de Lewis pour y ajouter sa touche personnelle, toute surréaliste (mais bien plus ancrée dans une esthétique d’angoisse que dans l’émerveillement à la vie). Souffrant de violentes maux de tête chroniques depuis son adolescences , Artaud est transféré à l’hôpital psychiatrique de Ville-Evrard le 22 février 1939, une filmographie et une œuvre littéraire déjà importantes à son actif. Dans les dernières années de sa vie, il obtiendra une permission de sortie et reprendra l’écriture, produisant notamment Van Gogh, le suicidé de la société, où il affirmera que ce dernier n’était pas fou.

Tiré du Moine (de Lewis) la Ballade du vrai Charlatan est née de la plume d’Artaud. Ce-dit charlatan est un démon séduisant et manipulateur, peut être comparable à la « créature » de Lewis qui avait tant attisé l’opprobre à la fin du XVIIIe siècle. De son vivant, l’œuvre et le style d’Artaud ne furent pas reconnus, comme ceux de nombreux artistes. Mais sa volonté de transfigurer l’altérité de l’inconscient au moyen de l’art et son amour de l’Absolu finirent par le ramener sur les devants de la scène. Considéré  tantôt comme un poète visionnaire, tantôt comme un génie et plasticien hors norme, il ne cesse de surprendre et de fasciner encore les générations.

LA BALLADE DU VRAI CHARLATAN

C’est moi qui suis le vrai charlatan,
Le vrai charlatan à la fois homme et femme.
N’ayez pas peur, ouvrez-moi vos mains,
Je vous ferai dans mon miroir de flammes
Pêcher les traits de vos futurs amants.

Comme le poisson plonge dans l’eau,
Comme l’oiseau monte à l’assaut
Des cimes hautes de l’espace,

A travers le cours de mes existences
Le Temps m’a livré le mot de passe
Qui sépare en deux le Présent.

Mon esprit qui tourne en tout sens
Voit l’infini sur ses deux faces,
Je lis le destin comme dans une glace,
Une beauté ridée suit les ans à la trace.
Ainsi, il m’est donné de retrouver la trace

De l’Avenir que je pourchasse
Dans les arcanes du Présent.

Sous la garde des sortilèges
Dont l’escorte ne me quitte pas,
Je m’aventure jusqu’au siège
Plein de menaces du Sabbat.

Je fais plus ; j’entre dans le cercle
D’où le Magicien hors de lui
Dirige son épée de neige
Sur la tempête des Esprits ;
Et le serpent qui le protègent,
Réveillés, se jettent sur lui.

Je sais replâtrer les virginités,
Faire cocu l’époux infidèle,
Suer d’amour le cœur rebelle
Par mes charmes désarçonné.

Toutes et tous, venez à moi,
Quand je dévoile ce que je vois
Dans le Miroir de la Fortune.
Et tous et toutes, quand les années
Sur vos têtes auront passé,
Vérifierez la vérité
Des prédictions à bon marché
Que le charlatan homme et femme

A devant vous dilapidées.

Fable III, trailer et Opening

26 août 2010

Bonjour à tous les amateurs de jdr/rpg!

Aujourd’hui, je vais vous présenter un jeu attendu par nombre de joueurs, Fable 3! Sa date de sortie est prévue le 26 octobre prochain, et je peux vous dire que je suis déjà impatiente de pouvoir l’obtenir (en attendant, je suis entièrement contentée par Dragon Age, ce qui est déjà énorme, mais… le désir est une constante de l’âme humaine, surtout s’il peut être comblé par des choses délicieuses. Moi, geekette frustrée? Allons, que diable!)

Hem *tousse*, donc Fable III s’annonce apparemment plus sombre et maîtrisé que le second opus (qui était déjà excellent, à mon humble avis) . L’âge de l’industrie à gagné le Royaume d’Albion, de grandes cheminées crachant une fumée noire et polluante poussent comme des champignons dans la belle Bowerstone. On incarne dans ce monde changé le fils (ou la fille) du héros du précédent numéro. Outre de nombreuses quêtes, mener une rébellion contre un tyran permettra à notre héros d’accéder au trône. Mais rien n’est aisé, quand bien même le pouvoir est entre nos mains. Quand les jeux de corruptions deviennent complots et que l’humour montre un visage versatile, mieux vaut espérer que son café au lait du matin, contenue dans sa tasse en porcelaine, n’a pas un goût étrange. (Attention, j’extrapole totalement^^).

Je vous en dirai plus une fois que j’aurai testé le jeu! En attendant, voici trois charmantes vidéos qui vous mettrons, j’en suis sure, l’eau à la bouche. A commencer par le premier teaser.

Puis, l’excellent trailer

Pour finir par la cinématique d’ouverture du jeu, ma foi fort surprenante (avec un petit côté Pixar^^). Une métaphore du héros pleine d’humour!

Bisous mes trésors,

Lumi’