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Corsaires 1604, hommage.

22 juillet 2010

Bien le bonsoir!

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de ce qui peuple une partie de mon quotidien de personne sociable, très demandée, vivant à 100 à l’heure ( Vous sentez une pointe d’ironie dans ces paroles? Diable non, je ne comprends pas ce que vous voulez dire!), un jeu nommé Corsaires 1604. Haha, mais vu comme la situation est houleuse sur les forums, me diront certains joueurs, tu vas ragasser pour la 525ème fois en disant que les bons rôlistes partent, que tu n’as plus grand monde avec qui faire du roleplay tant tu es exigeante! Et bien non! Je voulais juste adresser un petit hommage à l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur jeu de piraterie en php du net! (et faire un coup de pub, accessoirement.)

Corsaires 1604 se déroule sur la mer des Caraïbes, en 1604. Mais comme quelques années ont passé depuis son ouverture sur les serveurs, nous sommes maintenant en l’an de grâce 1610, soit un peu plus deux mois après la mort de ce bon vieux Roy Henri de France et de Navarre. L’Espagne, la France, l’Angleterre et la Hollande sont alors de grandes puissances qui implantent sur les îles exotiques des ports, des colonies de moyenne échelle et de grandes villes. Seulement, une gangrène bien réputée gâte leurs beaux rêves de gloire, de conquête et de pouvoir. Une gangrène nommée pirates, forbans, boucaniers qui coulent et pillent de beaux galions nationalistes, détruisent des forteresses, engrossent des filles de gouverneurs et lèvent haut le Pavillon Noir sur les cités conquises. Ces hommes et ces femmes, dont les têtes sont mises à prix, ont pour idéal le carnage, la richesse ou la liberté (les trois vont aussi de pair).

Pour ma part, ma brave petite mulâtre qui avait prit le large à bord d’un navire aux couleurs de l’Espagne, a vite vu ses lettres de marques brûlées par un grand capitaine pirate répondant au sobriquet de Renard. Cela fait un an et demi qu’elle arbore fièrement le Jolly Roger et a connu, elle ses compagnons parfois insolites, de belles batailles. Ah, vous allez me dire, mais tout ça n’a rien d’original. Mais nous avons été, et nous serons toujours un peu, je l’espère, une communauté grâce à qui j’ai pu vivre et avec qui, je vivrai encore sans doute, de belles histoires et des moments magiques d’immersion. Au delà des frontières du jeu, je voudrais donc remercier Manu (Dragan), David (le Vénitien), Serge (Lafleur), mes vieilles crapules de briscards, et autres membres de la Horde Noire (sans oublier le créateur du jdr historique)!

A vous, tendres vermines, et comme dirait Le Vénitien, je vous aime, que Dionysos bénisse vos os!

Et pour vous autres, mes chéris, un petit extrait gratuit:

————————-

Sur le mur d’un bouge, dans une ruelle insalubre d’un port de passage, une affiche fut déchirée. Les trois morceaux vinrent s’échouer dans une flaque et l’encre qui révélait une liste de noms se délaya dans la boue.
Couvert d’une cape de lin grise, capuchon rabattu sur le visage, l’individu avançait d’un pas hagard, ses bottes crottées foulant le sol de terre humide.
Soudainement prit d’un vertige, il tituba jusqu’à une masure en ruine contre laquelle il s’appuya. Plongeant la main dans une de ses poches intérieures, il en ressorti un flacon remplit d’un liquide ambré qu’il déboucha avant d’en avaler le contenu à grandes gorgées.

La chaleur éthylique, si grisante, l’envahit. Poussant un soupir d’aise, il ferma les yeux et sombra dans quelques pensées lointaines.
Les Chevaliers de la Plume Noire. Des flibustiers réunis en une confrérie qui avait toujours promue la liberté dans ses actes, de la réquisition de bâtiments jusqu’à la prise de villes ou de colonies.
Au côté des Piastreux, des Boucaniers Caribéens ou de la Orda Rossa, ils avaient érigés en pleine mer une muraille mouvante et meurtrière, aux couleurs du Jolly Roger. Cauchemar ou défit réel pour les nationalistes de tout poil, elle répondait aux nom de Horde Noire.

_ Capitaine? Capitaine, où êtes-vous?

Il sursauta et guetta, paupières à moitié ouvertes et sourcils levés. Il resta figé, espérant être suffisamment dissimulé qu’on ne le voit pas. Aussi, quand les pas se rapprochèrent et que le jeune homme qui l’interpellait fut a quelques centimètres de lui, les bras croisés, il préféra s’entêter.

_ Nan! Il n’y a plus de capitaine! Juste du rhum et…des souvenirs…

L’autre soupira et, d’un geste rapide, lui arracha son flacon.

_ Héééé! C’est à moi! Rends-le!

_ Non Lucila! Je n’en peux plus de te voir dans cet état. Si tu continues, tu vas te perdre définitivement.

Il s’approcha et ôta le capuchon qui couvrait la tête d’une femme aux longs cheveux noirs en pagaille et au visage mat boudeur, dont les traits tirés et le regard embrumé révélaient un épuisement profond.
Elle restait belle à regarder mais faisait désormais pitié et sa jeunesse se consumait dans son abandon.

_ Bah, et alors? Qui s’en souciera? La Plume s’est disloquée, Dragan est peut être mort à l’heure qu’il est, nous sommes déchus de notre grandeur et maintenant recherchés… Même de vulgaires pirates ne voudraient plus d’nous! Si on ne finit pas au bout d’une corde, on sera justes bons à… servir la basse truandaille dont on s’marrait bien quand on paradait en Ducs de la Flibuste avec nos bons idéaux à la con…

Elle fit un pas vers son subordonné et manqua de s’écrouler. Il la rattrapa et la serra contre lui tout en la berçant. Elle poussa un gémissement, se laissant aller.

_ Jasper… Pourquoi ne m’as-tu pas délaissée, comme les autres?

_ Parce que ce ne sont pas les piastres qui m’intéressent. Il ne faut pas que tu perdes espoir, Lucila. Nous allons réparer la tartane et rallier un repaire. Nous y trouveront sans doute de vieux amis. Nous sommes tous dans la même situation mais nous sommes de gens de bien et nous nous relèverons. Moi, je reste ton second dévoué, quoiqu’il arrive.

La jeune fille releva les yeux et l’observa. Même dans une telle situation, il gardait un optimisme inébranlable. Il lui adressa un sourire charmeur mêlé de bienveillance, auquel elle répondit, plus apaisée et reconnaissante.

_ Non, on ne finira pas au bout d’une corde. Il ne nous attraperons jamais! Partons d’ici, mettons les voiles une dernière fois au nom de la liberté.

———————-

Bonne soirée!

Lumi’

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2 commentaires leave one →
  1. 18 mars 2011 0 h 03 min

    Bravo pour ce petit article touchant de sincérité et gentiment passionné. D’autant plus émouvant à relire aujourd’hui, ce RP, 1 semaine après la fermeture définitive de ce jeu qui aura influencé 6 à 7 ans de nos vie. Oui le Vénitien vous aime. Que Dionysos bénisse vos Os.

  2. lumillule permalink*
    24 mars 2011 13 h 11 min

    Merci. ^^ Je réalise aussi que depuis le 22 juillet, mon style à un peu évolué et heureusement. Mais Corsaires était une belle aventure. Tâchons de la clôturer comme il se doit ! ;à)

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